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22 Jul Pokémon GO : la « chasse au trésor » qui déchaîne (déjà) les passions

Pokémon GO signe bien plus que le grand retour de la saga imaginée par le Japonais Satoshi Tajiri, toujours aux manettes. Autre époque, autres technologies et donc nouveau concept, celui de l’Urban Gaming, qui combine application mobile, réalité augmentée et géolocalisation… tous les ingrédients d’un succès planétaire immédiat.

 

Le retour du Jedi… pardon, des Pokémon

La fièvre Pokémon est de retour, et semble même cette fois s’ériger en véritable phénomène de société. Après les 250 millions de jeux vidéo écoulés dans le monde depuis le milieu des années 90,  les mangas, la série animée, les cartes de jeu à collectionner et même la sortie d’un long métrage animé en 1999, on aurait pu penser que le phénomène allait s’essouffler. Que nenni, l’aventure Pokémon redémarre de plus belle avec la dernière trouvaille de Satoshi Tajiri, le créateur de la franchise, Pokémon GO, qui repose sur la réalité augmentée et la géolocalisation.

 

De quoi s’agit-il exactement ?

Pokémon est à la base une série de jeux vidéo qualifiés de « rôle » développés par l’éditeur de jeux vidéo japonais Nintendo, dont le principe est très simple. Le protagoniste a pour vocation de traverser un monde, capturer des Pokémon (de petites créatures vivantes de diverses natures en harmonie avec les humains) grâce à différentes possibilités tactiques et obtenir le titre de « Maître Pokémon ».

Dans Pokémon GO, si le principe de base reste le même, le joueur est en revanche amené à se déplacer physiquement au moyen de son téléphone portable, ce qui relègue la bonne vieille console de jeux au rang d’objet old school ! Pour cela, il suffit de télécharger gratuitement l’application sur l’AppStore ou le Google Store, et l’aventure peut débuter. Le Business Model repose sur les « achats intégrés », qui permettent aux joueurs d’avancer plus vite.

 

Lorsque le monde devient une gigantesque aire de jeu

La recette est très simple et n’a rien de nouveau, mais le concept sort des sentiers battus. Des achats intégrés permettant de mieux avancer dans le jeu constituent une pratique désormais bien réglée, tout comme le principe de géolocalisation (dans le cas présent via Google Maps), qui « équipe » désormais nombre d’applications ludiques sur portable.

Le tour de force de Pokémon Go est d’offrir à qui le souhaite une expérience sociale fascinante, puisque le joueur est amené à évoluer dans des endroits bien réels (baptisés PokeStops) indiqués sur une carte, tout en se livrant à une véritable « chasse au trésor ». Cerise sur le gâteau, cette expérience est partagée avec une foule d’autres joueurs en live et physiquement, qui poursuivent le même objectif. Ainsi, nombreux sont les endroits de par le monde, parfois incongrus, où l’on voit soudainement s’amasser en courant des milliers de personnes, portable à la main, pour attraper les Pokémon. Cocasse et ô combien bon enfant !

 

Applications natives et réalité augmentée

 

Compte tenu de l’engouement de Pokémon Go, nul doute que l’on soit pleinement entré dans l’ère de l’Urban Gaming, rendu possible tout d’abord par l’arrivée des smartphones et tablettes. Ici, on a affaire à une application native, c’est-à-dire à un « logiciel » directement installé sur smartphone et téléchargeable depuis les boutiques en ligne selon le système d’exploitation du smartphone, et dont le coût de développement est relativement élevé. Mais le retour sur investissement devrait être rapide pour Niantic, l’éditeur du jeu, qui a déjà empoché 38 millions de dollars depuis le lancement de ce dernier. Il est d’ailleurs intéressant de souligner que le Business Model du fremium est des plus lucratifs, et représente aujourd’hui 97% des recettes sur l’AppStore !

La réalité augmentée désigne quant à elle les systèmes informatiques capables de superposer un modèle virtuel 2D ou 3D à la perception naturelle que nous avons de la réalité, et ce, en temps réel. De fait, les différentes méthodes permettent d’insérer de manière réaliste des objets virtuels dans une séquence d’images. Inutile de dire que c’est la clef de voûte du jeu !

 

Nintendo rattrapé par son succès

Niantic n’aura pas eu le temps de se frotter les mains devant ce succès planétaire instantané qui dépasse très largement ses espérances, puisqu’il a d’ores et déjà dû pallier les premiers problèmes de sous-capacité de ses serveurs, d’où la nécessité de toujours penser très large en matière de stockage. Rappelons que l’éditeur Niantic appartenait à Google jusqu’en 2015…

Comme pour Google, l’éditeur a développé une plateforme cloud afin d’héberger des serveurs de grande capacité. L’on ne peut que présumer qu’il utilise en interne une bonne partie de l’infrastructure existante ou du moins les mêmes concepts. Elle est baptisée de façon pas très imaginative « Google Cloud Platform », et constitue la plateforme serveur dorsal tant pour le jeu Ingress que pour Pokémon Go.

Niantic n’échappe pas non plus aux problèmes de sécurité. En cause, de fausses applications du jeu, mais également des menaces d’attaques Ddos de la part de deux groupes de cybercriminels bien connus, au motif que le jeu rencontre un trop grand succès, de quoi d’ores et déjà donner des sueurs froides aux accros !

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Pokémon GO : la « chasse au trésor » qui déchaîne (déjà) les passions



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